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Yo Wan
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Jeu 26 Avr - 17:50
MaitreCornille a écrit:L'amour du travail à l'ancienne, l'amour des beaux parfums doux et nobles et simples, l'amour de la tradition, l'amour du toucher des matières naturelles, l'amour de l'honneur, l'amour des écrivains de nos régions, l'amour des beaux objets, l'amour du pays, même si,

« Motus ! je travaille pour l’exportation… »




LE SECRET DE MAÎTRE CORNILLE


Francet Mamaï, un vieux joueur de fifre, qui vient de temps en temps faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m’a raconté l’autre soir un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque vingt ans. Le récit du bonhomme m’a touché, et je vais essayer de vous le redire tel que je l’ai entendu.

Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis devant un pot de vin tout parfumé, et que c’est un vieux joueur de fifre qui vous parle.

Notre pays, mon bon monsieur, n’a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd’hui. Autre temps, il s’y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre… Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c’était plaisir d’entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des aides-meuniers… Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d’or. Moi, j’apportais mon fifre, et jusqu’à la noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays.

Malheureusement, des Français de Paris eurent l’idée d’établir une minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon. Tout beau, tout nouveau ! Les gens prirent l’habitude d’envoyer leurs blés aux minotiers, et les pauvres moulins à vent restèrent sans ouvrage. Pendant quelque temps ils essayèrent de lutter, mais la vapeur fut la plus forte, et l’un après l’autre, pécaïre ! ils furent tous obligés de fermer… On ne vit plus venir les petits ânes… Les belles meunières vendirent leurs croix d’or… Plus de muscat ! plus de farandole !… Le mistral avait beau souffler, les ailes restaient immobiles… Puis, un beau jour, la commune fit jeter toutes ces masures à bas, et l’on sema à leur place de la vigne et des oliviers.

Pourtant, au milieu de la débâcle, un moulin avait tenu bon et continuait de virer courageusement sur sa butte, à la barbe des minotiers. C’était le moulin de maître Cornille, celui-là même où nous sommes en train de faire la veillée en ce moment.





Maître Cornille était un vieux meunier, vivant depuis soixante ans dans la farine et enragé pour son état. L’installation des minoteries l’avait rendu comme fou. Pendant huit jours, on le vit courir par le village, ameutant le monde autour de lui et criant de toutes ses forces qu’on voulait empoisonner la Provence avec la farine des minotiers. « N’allez pas là-bas, disait-il ; ces brigands-là, pour faire le pain, se servent de la vapeur, qui est une invention du diable, tandis que moi je travaille avec le mistral et la tramontane, qui sont la respiration du bon Dieu… » Et il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des moulins à vent, mais personne ne les écoutait.

Alors, de male rage, le vieux s’enferma dans son moulin et vécut tout seul comme une bête farouche. Il ne voulut pas même garder près de lui sa petite-fille Vivette, une enfant de quinze ans, qui, depuis la mort de ses parents, n’avait plus que son grand au monde. La pauvre petite fut obligée de gagner sa vie et de se louer un peu partout dans les mas, pour la moisson, les magnans ou les olivades. Et pourtant son grand-père avait l’air de bien l’aimer, cette enfant-là. Il lui arrivait souvent de faire ses quatre lieues à pied par le grand soleil pour aller la voir au mas où elle travaillait, et quand il était près d’elle, il passait des heures entières à la regarder en pleurant…

Dans le pays on pensait que le vieux meunier, en renvoyant Vivette avait agi par avarice ; et cela ne lui faisait pas honneur de laisser sa petite-fille ainsi traîner d’une ferme à l’autre, exposée aux brutalités des baïles et à toutes les misères des jeunesses en condition. On trouvait très mal aussi qu’un homme du renom de maître Cornille, et qui, jusque-là, s’était respecté, s’en allât maintenant par les rues comme un vrai bohémien, pieds nus, le bonnet troué, la taillole en lambeaux… Le fait est que le dimanche, lorsque nous le voyions entrer à la messe, nous avions honte pour lui, nous autres les vieux ; et Cornille le sentait si bien qu’il n’osait plus venir s’asseoir sur le banc d’œuvre. Toujours il restait au fond de l’église, près du bénitier, avec les pauvres.

Dans la vie de maître Cornille il y avait quelque chose qui n’était pas clair. Depuis longtemps personne, au village, ne lui portait plus de blé, et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme devant… Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.

— Bonnes vêpres, maître Cornille ! lui criaient les paysans ; ça va donc toujours, la meunerie.

— Toujours, mes enfants, répondait le vieux d’un air gaillard. Dieu merci, ce n’est pas l’ouvrage qui nous manque.

Alors, si on lui demandait d’où diable pouvait venir tant d’ouvrage, il se mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravement : « Motus ! je travaille pour l’exportation… » Jamais on n’en put tirer davantage.

Quant à mettre le nez dans son moulin, il n’y fallait pas songer. La petite Vivette elle-même n’y entrait pas…

Lorsqu’on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la plate-forme, et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la fenêtre et vous regardait d’un air méchant.

Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général était qu’il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d’écus que de sacs de farine.





À la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :

En faisant danser la jeunesse avec mon fifre, je m’aperçus un beau jour que l’aîné de mes garçons et la petite Vivette s’étaient rendus amoureux l’un de l’autre. Au fond je n’en fus pas fâché, parce qu’après tout le nom de Cornille était en honneur chez nous, et puis ce joli petit passereau de Vivette m’aurait fait plaisir à voir trotter dans ma maison. Seulement, comme nos amoureux avaient souvent occasion d’être ensemble, je voulus, de peur d’accidents, régler l’affaire tout de suite, et je montai jusqu’au moulin pour en toucher deux mots au grand-père… Ah ! le vieux sorcier ! il faut voir de quelle manière il me reçut ! Impossible de lui faire ouvrir sa porte. Je lui expliquai mes raisons tant bien que mal, à travers le trou de la serrure ; et tout le temps que je parlais, il y avait ce coquin de chat maigre qui soufflait comme un diable au-dessus de ma tête.

Le vieux ne me donna pas le temps de finir, et me cria fort malhonnêtement de retourner à ma flûte ; que, si j’étais pressé de marier mon garçon, je pouvais bien aller chercher des filles à la minoterie… Pensez que le sang me montait d’entendre ces mauvaises paroles ; mais j’eus tout de même assez de sagesse pour me contenir, et, laissant ce vieux fou à sa meule, je revins annoncer aux enfants ma déconvenue… Ces pauvres agneaux ne pouvaient pas y croire ; ils me demandèrent comme une grâce de monter tous deux ensemble au moulin, pour parler au grand-père… Je n’eus pas le courage de refuser, et prrrt ! voilà mes amoureux partis.

Tout juste comme ils arrivaient là-haut, maître Cornille venait de sortir. La porte était fermée à double tour ; mais le vieux bonhomme, en partant, avait laissé son échelle dehors, et tout de suite l’idée vint aux enfants d’entrer par la fenêtre, voir un peu ce qu’il y avait dans ce fameux moulin…

Chose singulière ! la chambre de la meule était vide… Pas un sac, pas un grain de blé ; pas la moindre farine aux murs ni sur les toiles d’araignée… On ne sentait pas même cette bonne odeur chaude de froment écrasé qui embaume dans les moulins… L’arbre de couche était couvert de poussière, et le grand chat maigre dormait dessus.

La pièce du bas avait le même air de misère et d’abandon : — un mauvais lit, quelques guenilles, un morceau de pain sur une marche d’escalier, et puis dans un coin trois ou quatre sacs crevés d’où coulaient des gravats et de la terre blanche.

C’était là le secret de maître Cornille ! C’était ce plâtras qu’il promenait le soir par les routes, pour sauver l’honneur du moulin et faire croire qu’on y faisait de la farine… Pauvre moulin ! Pauvre Cornille ! Depuis longtemps les minotiers leur avaient enlevé leur dernière pratique. Les ailes viraient toujours, mais la meule tournait à vide.

Les enfants revinrent tout en larmes, me conter ce qu’ils avaient vu. J’eus le cœur crevé de les entendre… Sans perdre une minute, je courus chez les voisins, je leur dis la chose en deux mots, et nous convînmes qu’il fallait, sur l’heure, porter au moulin Cornille tout ce qu’il y avait de froment dans les maisons… Sitôt dit, sitôt fait. Tout le village se met en route, et nous arrivons là-haut avec une procession d’ânes chargés de blé, — du vrai blé, celui-là !

Le moulin était grand ouvert… Devant la porte, maître Cornille, assis sur un sac de plâtre, pleurait, la tête dans ses mains. Il venait de s’apercevoir, en rentrant, que pendant son absence on avait pénétré chez lui et surpris son triste secret.

— Pauvre de moi ! disait-il. Maintenant, je n’ai plus qu’à mourir… Le moulin est déshonoré.

Et il sanglotait à fendre l’âme, appelant son moulin par toutes sortes de noms, lui parlant comme à une personne véritable.

À ce moment, les ânes arrivent sur la plate-forme, et nous nous mettons tous à crier bien fort comme au beau temps des meuniers :

— Ohé ! du moulin !… Ohé ! maître Cornille !

Et voilà les sacs qui s’entassent devant la porte et le beau grain roux qui se répand par terre, de tous côtés…

Maître Cornille ouvrait de grands yeux. Il avait pris du blé dans le creux de sa vieille main et il disait, riant et pleurant à la fois :

— C’est du blé !… Seigneur Dieu !… Du bon blé !… Laissez-moi, que je le regarde.

Puis, se tournant vers nous :

— Ah ! je savais bien que vous me reviendriez… Tous ces minotiers sont des voleurs.

Nous voulions l’emporter en triomphe au village :

— Non, non, mes enfants ; il faut avant tout que j’aille donner à manger à mon moulin… Pensez donc ! il y a si longtemps qu’il ne s’est rien mis sous la dent !

Et nous avions tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule, tandis que le grain s’écrasait et que la fine poussière de froment s’envolait au plafond.

C’est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là, jamais nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d’ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois… Cornille mort, personne ne prit sa suite. Que voulez-vous, monsieur !… tout a une fin en ce monde, et il faut croire que le temps des moulins à vent était passé comme celui des coches sur le Rhône, des parlements et des jaquettes à grandes fleurs.



source : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Le_secret_de_ma%C3%AEtre_Cornille
https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Le_secret_de_ma%C3%AEtre_Cornille

Ah, Daudet !
Je suis petit-fils, petit-neveu et arrière-petit-fils de boulanger, arrière-petit-fils (et de six générations précédentes0 de constructeur de moulins.
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MaitreCornille
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Jeu 26 Avr - 17:57
Yo Wan a écrit:
MaitreCornille a écrit:
Spoiler:
L'amour du travail à l'ancienne, l'amour des beaux parfums doux et nobles et simples, l'amour de la tradition, l'amour du toucher des matières naturelles, l'amour de l'honneur, l'amour des écrivains de nos régions, l'amour des beaux objets, l'amour du pays, même si,

« Motus ! je travaille pour l’exportation… »




LE SECRET DE MAÎTRE CORNILLE


Francet Mamaï, un vieux joueur de fifre, qui vient de temps en temps faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m’a raconté l’autre soir un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque vingt ans. Le récit du bonhomme m’a touché, et je vais essayer de vous le redire tel que je l’ai entendu.

Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis devant un pot de vin tout parfumé, et que c’est un vieux joueur de fifre qui vous parle.

Notre pays, mon bon monsieur, n’a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd’hui. Autre temps, il s’y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre… Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De droite et de gauche on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs, montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c’était plaisir d’entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de la toile et le Dia hue ! des aides-meuniers… Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d’or. Moi, j’apportais mon fifre, et jusqu’à la noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays.

Malheureusement, des Français de Paris eurent l’idée d’établir une minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon. Tout beau, tout nouveau ! Les gens prirent l’habitude d’envoyer leurs blés aux minotiers, et les pauvres moulins à vent restèrent sans ouvrage. Pendant quelque temps ils essayèrent de lutter, mais la vapeur fut la plus forte, et l’un après l’autre, pécaïre ! ils furent tous obligés de fermer… On ne vit plus venir les petits ânes… Les belles meunières vendirent leurs croix d’or… Plus de muscat ! plus de farandole !… Le mistral avait beau souffler, les ailes restaient immobiles… Puis, un beau jour, la commune fit jeter toutes ces masures à bas, et l’on sema à leur place de la vigne et des oliviers.

Pourtant, au milieu de la débâcle, un moulin avait tenu bon et continuait de virer courageusement sur sa butte, à la barbe des minotiers. C’était le moulin de maître Cornille, celui-là même où nous sommes en train de faire la veillée en ce moment.





Maître Cornille était un vieux meunier, vivant depuis soixante ans dans la farine et enragé pour son état. L’installation des minoteries l’avait rendu comme fou. Pendant huit jours, on le vit courir par le village, ameutant le monde autour de lui et criant de toutes ses forces qu’on voulait empoisonner la Provence avec la farine des minotiers. « N’allez pas là-bas, disait-il ; ces brigands-là, pour faire le pain, se servent de la vapeur, qui est une invention du diable, tandis que moi je travaille avec le mistral et la tramontane, qui sont la respiration du bon Dieu… » Et il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des moulins à vent, mais personne ne les écoutait.

Alors, de male rage, le vieux s’enferma dans son moulin et vécut tout seul comme une bête farouche. Il ne voulut pas même garder près de lui sa petite-fille Vivette, une enfant de quinze ans, qui, depuis la mort de ses parents, n’avait plus que son grand au monde. La pauvre petite fut obligée de gagner sa vie et de se louer un peu partout dans les mas, pour la moisson, les magnans ou les olivades. Et pourtant son grand-père avait l’air de bien l’aimer, cette enfant-là. Il lui arrivait souvent de faire ses quatre lieues à pied par le grand soleil pour aller la voir au mas où elle travaillait, et quand il était près d’elle, il passait des heures entières à la regarder en pleurant…

Dans le pays on pensait que le vieux meunier, en renvoyant Vivette avait agi par avarice ; et cela ne lui faisait pas honneur de laisser sa petite-fille ainsi traîner d’une ferme à l’autre, exposée aux brutalités des baïles et à toutes les misères des jeunesses en condition. On trouvait très mal aussi qu’un homme du renom de maître Cornille, et qui, jusque-là, s’était respecté, s’en allât maintenant par les rues comme un vrai bohémien, pieds nus, le bonnet troué, la taillole en lambeaux… Le fait est que le dimanche, lorsque nous le voyions entrer à la messe, nous avions honte pour lui, nous autres les vieux ; et Cornille le sentait si bien qu’il n’osait plus venir s’asseoir sur le banc d’œuvre. Toujours il restait au fond de l’église, près du bénitier, avec les pauvres.

Dans la vie de maître Cornille il y avait quelque chose qui n’était pas clair. Depuis longtemps personne, au village, ne lui portait plus de blé, et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme devant… Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.

— Bonnes vêpres, maître Cornille ! lui criaient les paysans ; ça va donc toujours, la meunerie.

— Toujours, mes enfants, répondait le vieux d’un air gaillard. Dieu merci, ce n’est pas l’ouvrage qui nous manque.

Alors, si on lui demandait d’où diable pouvait venir tant d’ouvrage, il se mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravement : « Motus ! je travaille pour l’exportation… » Jamais on n’en put tirer davantage.

Quant à mettre le nez dans son moulin, il n’y fallait pas songer. La petite Vivette elle-même n’y entrait pas…

Lorsqu’on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la plate-forme, et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la fenêtre et vous regardait d’un air méchant.

Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général était qu’il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d’écus que de sacs de farine.





À la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :

En faisant danser la jeunesse avec mon fifre, je m’aperçus un beau jour que l’aîné de mes garçons et la petite Vivette s’étaient rendus amoureux l’un de l’autre. Au fond je n’en fus pas fâché, parce qu’après tout le nom de Cornille était en honneur chez nous, et puis ce joli petit passereau de Vivette m’aurait fait plaisir à voir trotter dans ma maison. Seulement, comme nos amoureux avaient souvent occasion d’être ensemble, je voulus, de peur d’accidents, régler l’affaire tout de suite, et je montai jusqu’au moulin pour en toucher deux mots au grand-père… Ah ! le vieux sorcier ! il faut voir de quelle manière il me reçut ! Impossible de lui faire ouvrir sa porte. Je lui expliquai mes raisons tant bien que mal, à travers le trou de la serrure ; et tout le temps que je parlais, il y avait ce coquin de chat maigre qui soufflait comme un diable au-dessus de ma tête.

Le vieux ne me donna pas le temps de finir, et me cria fort malhonnêtement de retourner à ma flûte ; que, si j’étais pressé de marier mon garçon, je pouvais bien aller chercher des filles à la minoterie… Pensez que le sang me montait d’entendre ces mauvaises paroles ; mais j’eus tout de même assez de sagesse pour me contenir, et, laissant ce vieux fou à sa meule, je revins annoncer aux enfants ma déconvenue… Ces pauvres agneaux ne pouvaient pas y croire ; ils me demandèrent comme une grâce de monter tous deux ensemble au moulin, pour parler au grand-père… Je n’eus pas le courage de refuser, et prrrt ! voilà mes amoureux partis.

Tout juste comme ils arrivaient là-haut, maître Cornille venait de sortir. La porte était fermée à double tour ; mais le vieux bonhomme, en partant, avait laissé son échelle dehors, et tout de suite l’idée vint aux enfants d’entrer par la fenêtre, voir un peu ce qu’il y avait dans ce fameux moulin…

Chose singulière ! la chambre de la meule était vide… Pas un sac, pas un grain de blé ; pas la moindre farine aux murs ni sur les toiles d’araignée… On ne sentait pas même cette bonne odeur chaude de froment écrasé qui embaume dans les moulins… L’arbre de couche était couvert de poussière, et le grand chat maigre dormait dessus.

La pièce du bas avait le même air de misère et d’abandon : — un mauvais lit, quelques guenilles, un morceau de pain sur une marche d’escalier, et puis dans un coin trois ou quatre sacs crevés d’où coulaient des gravats et de la terre blanche.

C’était là le secret de maître Cornille ! C’était ce plâtras qu’il promenait le soir par les routes, pour sauver l’honneur du moulin et faire croire qu’on y faisait de la farine… Pauvre moulin ! Pauvre Cornille ! Depuis longtemps les minotiers leur avaient enlevé leur dernière pratique. Les ailes viraient toujours, mais la meule tournait à vide.

Les enfants revinrent tout en larmes, me conter ce qu’ils avaient vu. J’eus le cœur crevé de les entendre… Sans perdre une minute, je courus chez les voisins, je leur dis la chose en deux mots, et nous convînmes qu’il fallait, sur l’heure, porter au moulin Cornille tout ce qu’il y avait de froment dans les maisons… Sitôt dit, sitôt fait. Tout le village se met en route, et nous arrivons là-haut avec une procession d’ânes chargés de blé, — du vrai blé, celui-là !

Le moulin était grand ouvert… Devant la porte, maître Cornille, assis sur un sac de plâtre, pleurait, la tête dans ses mains. Il venait de s’apercevoir, en rentrant, que pendant son absence on avait pénétré chez lui et surpris son triste secret.

— Pauvre de moi ! disait-il. Maintenant, je n’ai plus qu’à mourir… Le moulin est déshonoré.

Et il sanglotait à fendre l’âme, appelant son moulin par toutes sortes de noms, lui parlant comme à une personne véritable.

À ce moment, les ânes arrivent sur la plate-forme, et nous nous mettons tous à crier bien fort comme au beau temps des meuniers :

— Ohé ! du moulin !… Ohé ! maître Cornille !

Et voilà les sacs qui s’entassent devant la porte et le beau grain roux qui se répand par terre, de tous côtés…

Maître Cornille ouvrait de grands yeux. Il avait pris du blé dans le creux de sa vieille main et il disait, riant et pleurant à la fois :

— C’est du blé !… Seigneur Dieu !… Du bon blé !… Laissez-moi, que je le regarde.

Puis, se tournant vers nous :

— Ah ! je savais bien que vous me reviendriez… Tous ces minotiers sont des voleurs.

Nous voulions l’emporter en triomphe au village :

— Non, non, mes enfants ; il faut avant tout que j’aille donner à manger à mon moulin… Pensez donc ! il y a si longtemps qu’il ne s’est rien mis sous la dent !

Et nous avions tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule, tandis que le grain s’écrasait et que la fine poussière de froment s’envolait au plafond.

C’est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là, jamais nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d’ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois… Cornille mort, personne ne prit sa suite. Que voulez-vous, monsieur !… tout a une fin en ce monde, et il faut croire que le temps des moulins à vent était passé comme celui des coches sur le Rhône, des parlements et des jaquettes à grandes fleurs.



source : https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Le_secret_de_ma%C3%AEtre_Cornille
https://fr.wikisource.org/wiki/Lettres_de_mon_moulin/Le_secret_de_ma%C3%AEtre_Cornille

Ah, Daudet !
Je suis petit-fils, petit-neveu et arrière-petit-fils de boulanger, arrière-petit-fils (et de six générations précédentes0 de constructeur de moulins.

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Satou
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 23 Juin - 5:17
J'ai toujours adoré les girafes (je collectionne donc tous les objets en rapport). Tous mes avatars sur le net sont des girafes depuis de tres nombreuses année
Cette bestiole ne ressemble a aucune autre et à une prestence , une classe qui me fascine
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Prorasoir
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 23 Juin - 9:41
Vo Nguyen Giap, l'un des plus grands stratèges du XXème siècle, qui a vaincu les Français, les Américains, les Chinois et les Khmers rouges ...
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Titi60
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 23 Juin - 11:00
Habitant dans l'Oise, cela coule de source. Very Happy
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Blinchoo
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Localisation : Le pays des bêtises (Cambrai)

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 18:16
Ça fait maintenant plus d'un an que je fréquente ce forum et j'avais envi de partager avec vous un avatar un peu plus personnel.
Je vous présente donc mes tchos gamins : Hugo bientôt 7 ans et sa petite sœur Margot, bientôt 3 ans.

++
Fred.
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OCTANT
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 19:07
Prorasoir a écrit:Vo Nguyen Giap, l'un des plus grands stratèges du XXème siècle, qui a vaincu les Français, les Américains, les Chinois et les Khmers rouges ...

C'est dingue comme il ressemble à Bob Marley !
Ancien membre 1
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 19:40
OCTANT a écrit:
Prorasoir a écrit:Vo Nguyen Giap, l'un des plus grands stratèges du XXème siècle, qui a vaincu les Français, les Américains, les Chinois et les Khmers rouges ...

C'est dingue comme il ressemble à Bob Marley !
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Prorasoir
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Localisation : Mont Olympe

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 19:44
Ce sont les effets du "calumet de la paix" qu'il fume ...
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Wabon
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 21:56
Perso, parce-que Vic Rattlehead, parce-que Megadeth, parce-que j'adore, parce-que voilà, parce-que 42.
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Luminoso
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Localisation : Genève-Suisse

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Sam 21 Juil - 23:46
Ben voilà, c'est parce que...
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Kevin36
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Age : 26
Localisation : Liège, Belgique

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 23 Juil - 12:35
Pour moi, c'est une photo lors d'un match nocturne juste avant d'aller à la percussion !
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cinqcygne
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 23 Juil - 14:00
Honoré de Balzac - le plus grand génie de la littérature du XIXè, en tout cas pour moi Very Happy - a écrit Une ténébreuse affaire en 1841, court roman faisant partie de La Comédie humaine. Mon pseudo fait référence à l'héroïne de ce roman, Laurence de Cinq-Cygne.
La seule différence entre elle et moi, c'est qu'elle ne portait la barbe dans le roman de Balzac Smile
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Luminoso
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Age : 61
Localisation : Genève-Suisse

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 23 Juil - 23:04
Je ne sais pas si c'était le plus grand génie de la littérature du XIX, mais il l'a bien marquée... Wink
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ThyLLiS
Référent
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Age : 30
Localisation : Bretagne

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Ven 27 Juil - 15:10
Moi c'est ce qu'on appelle sur internet un "Meme". Celui-ci me plaisait pour ce forum car il représente un homme chic et élégant et comme ce forum regroupe que des hommes chics et élégants...
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Niconurse
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Ven 27 Juil - 15:50
Bonjour à tous,

Post amusant et finalement très intéressant...

La signification de mon avatar est plutôt simple : ma fille a joué un jour avec mon smartphone et je me suis retrouvé avec cette grenouille à bidouille en écran de veille.

Très ressemblant en fait...

Sinon, sur autres réseaux (FB pour pas nommer) , ma fifille bien aimée m'a dessiné une version de Romuald en colère (le bélier noir du génie des alpages de f'murr ... Trop tôt disparu
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VGE
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Ven 27 Juil - 21:25
cinqcygne a écrit:Honoré de Balzac - le plus grand génie de la littérature du XIXè, en tout cas pour moi Very Happy  - a écrit Une ténébreuse affaire en 1841, court roman faisant partie de La Comédie humaine. Mon pseudo fait référence à l'héroïne de ce roman, Laurence de Cinq-Cygne.
La seule différence entre elle et moi, c'est qu'elle ne portait la barbe dans le roman de Balzac Smile

L'un des plus grands écrivains de langue française (ne serait-ce que par "Illusions perdues") et mon auteur préféré Wink .

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coachman
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Dim 29 Juil - 19:16
Moi le mien représente le célébrissime et merveilleux capitaine caverne ou plutôt caaavvveeeeeeeerrrrrrnnnnne pour ceux qui connaissent Very Happy l ami de brenda,babette et lili !!!! un heros de Hanna et Barbera tout comme scoubidou, honk kong fou fou,satanas et diabolo…..toute une époque,l époque du club dorothée,de récré A2 ,de la télé qui n avait que 3 chaines et pas de télécommande ou nous regardions mes parents, ma sœur et moi ces dessins animés qui nous faisaient marrer et partager un super moment familial tous les 4.En résumé, le bon vieux temps des jours heureux….voila pourquoi cet avatar...Mais ce qui me rassure et me surprendra toujours, c est qu a 40 ans, ca me fait encore marrer et j ai a chaque fois autant de plaisir a regarder un episode!!! C est surement vrai que les hommes sont en fait de grands enfants!!!
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Dim 29 Juil - 19:57
coachman a écrit:Moi le mien représente le célébrissime et merveilleux capitaine caverne ou plutôt caaavvveeeeeeeerrrrrrnnnnne pour ceux qui connaissent  Very Happy l ami de brenda,babette et lili !!!! un heros de Hanna et Barbera tout comme scoubidou, honk kong fou fou,satanas et diabolo…..toute une époque,l époque du club dorothée,de  récré A2 ,de la télé qui n avait que 3 chaines et pas de télécommande ou nous regardions mes parents, ma sœur et moi ces dessins animés qui nous faisaient marrer et partager un super moment familial tous les 4.En résumé, le bon vieux temps des jours heureux….voila pourquoi cet avatar...Mais ce qui me rassure et me surprendra toujours, c est qu a 40 ans, ca me fait encore marrer et j ai a chaque fois  autant de plaisir a regarder un episode!!! C est surement vrai que les hommes sont en fait de grands enfants!!!


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VGE
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Dim 29 Juil - 21:05
coachman a écrit:Moi le mien représente le célébrissime et merveilleux capitaine caverne ou plutôt caaavvveeeeeeeerrrrrrnnnnne pour ceux qui connaissent  Very Happy l ami de brenda,babette et lili !!!! un heros de Hanna et Barbera tout comme scoubidou, honk kong fou fou,satanas et diabolo…..toute une époque,l époque du club dorothée,de  récré A2 ,de la télé qui n avait que 3 chaines et pas de télécommande ou nous regardions mes parents, ma sœur et moi ces dessins animés qui nous faisaient marrer et partager un super moment familial tous les 4.En résumé, le bon vieux temps des jours heureux….voila pourquoi cet avatar...Mais ce qui me rassure et me surprendra toujours, c est qu a 40 ans, ca me fait encore marrer et j ai a chaque fois  autant de plaisir a regarder un episode!!! C est surement vrai que les hommes sont en fait de grands enfants!!!

Ha ha ha, Hong Kong Fou Fou qui arrêtait à chaque fois les bandits sur un malentendu : priceless cheers  !



J'étais aussi grand fan de Sans-Secret et Morocco Wink .



William Hanna et Joseph Barbera : les héros de mon enfance majesty  !
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JVallois
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 30 Juil - 14:56
En ce qui me concerne, c'est assez simple :
D'une part je suis prof de maths.
D'autre part, je suis fan de Léonard de Vinci, surtout depuis que j'ai découvert ce livre lors d'une visite au Clos Lucé !
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Marchak
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 30 Juil - 16:15
Parce que William de Rasoir (et que j'adorais les Crados étant môme). Ça m'a semblé couler de source.
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el_FaNcHo
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https://www.youtube.com/channel/UCus6jbP0ECkJ8d526Bi7jaQ

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 30 Juil - 19:03
Et bien pour ma part, c'est une capture d'écran d'une vidéo que j'avais faite pour un pote, car il m'avait demandé de lui affiler son K-Bar... Du coup je l'ai testé...      
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david16130
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Dim 12 Aoû - 22:02
une photo que j'ai faites moi même, et que je trouve plutôt réussie
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MenWhoCare
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https://www.men-who-care.com

Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 13 Aoû - 19:00
personnellement c'est le logo de mon site
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Edmond Dantès
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Ven 24 Aoû - 14:32
Parce que Edmond Rouston n'était pas correct
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jctergal
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Ven 24 Aoû - 18:42
Moi, c'est parce que j'aime bien le personnage de BD Jean-Claude Tergal (de l'excellent et trop rare Tronchet) pour le nom ; et que j'aime le personnage du Punisher pour le logo. Pas pour sa justice violente et expéditive, mais plutôt pour sa noirceur et son obsession de vengeance qui l'a fait chuter dans l'abîme et l'a complètement déshumanisé ; j'aime les histoire d'abîmes.
Jean-Claude Tergal aussi a une certaine noirceur, à sa manière.
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Darko
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Dim 26 Aoû - 21:56
tout simplement j aime l acteur Rowan Atkinson cheers
inspecteur fowler
mister bean
johnny english
la vipère noire
et surtout j aime l austin mini


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Luminoso
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 27 Aoû - 0:01
Tu as oublié le commissaire Maigret...
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LeGaulois
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Re: Pourquoi votre avatar ?

le Lun 27 Aoû - 0:43
Rowan Atkinson a un énorme QI, un des plus élevé existant, bien plus que n'avait Albert Einstein.
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Re: Pourquoi votre avatar ?

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